Le réseau de chercheurs « Analyse économique et développement » de l’AUF a tenu ses septièmes journées scientifiques à Paris.
« Institutions, développement économique et transition » a été le thème des septièmes journées scientifiques, du réseau de chercheurs « Analyse économique et développement » de l’AUF, qui se sont déroulées, les 7 et 8 septembre 2006 à Paris, dans les locaux de l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Elles ont réuni une centaine de participants de différents pays de la francophonie.
Depuis une bonne dizaine d’années, la littérature économique a mis l’accent sur l’importance des institutions dans le processus du développement. Bien que le sujet ait toujours été au cœur de l’économie du développement, la question institutionnelle a été longtemps ignorée ou traitée sous une forme purement descriptive. La possibilité de mesurer cette dimension institutionnelle et le développement des moyens de calcul ont été à l’origine d’un important renouveau de la littérature.
Les septièmes journées scientifiques ont apporté la démonstration de ce renouveau en mettant en exergue l’établissement des liens entre institutions et développement sur un grand nombre de domaines de la sphère économique.
À travers une trentaine d’ateliers, les participants confronté leurs vues sur les institutions dans leur rapport à la croissance économique, au commerce international, au fonctionnement du marché du travail, aux mouvements migratoires, au capital social et à son appauvrissement, notamment sous la forme d’une progression de la criminalité dans certains pays.
Parmi les sujets novateurs, Jean-Philippe Platteau, professeur aux Facultés Notre-Dame de la Paix à Namur (Communauté française de Belgique), a présenté une conférence plénière sur le thème de la religion et de ses influences sur le développement.
Le conférencier a passé en revue l’impact potentiel des différentes confessions depuis les transformations du christianisme à l’avènement de l’islam et à ses mutations. Le conférencier a suggéré la difficulté d’inférer sans ambiguïté l’ordre de causalité entre les variables. Le développement ou non d’un pays serait plutôt lié à la nature de la politique économique et sociale prônée par le régime en place qu’à l’influence de la religion stricto sensu.
Une seconde conférence plénière, donnée par Quentin Wodon, chef économiste à la Banque Mondiale, a porté sur les implications de l’infrastructure dans les processus de croissance qui appellent souvent, en situation de non concurrence et de participation active du secteur privé, une intervention efficace de l’État par la voie de la réglementation.
Les journées étaient organisées en collaboration avec le laboratoire Développement, institutions et analyse de long terme (DIAL) de l’IRD et le réseau Politiques économiques et pauvreté (PEP) de l’Université Laval (Canada-Québec), avec le soutien de l’IRD et du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada.
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Réseau de chercheurs « Analyse économique et développement »



