En collaboration avec l’Unité de Brasserie et des Industries Alimentaires de l’Université catholique de Louvain (UCL, Louvain-la-Neuve, Belgique), le réseau de chercheurs « Génie des procédés appliqué à l’agro-alimentaire (GP3A) » a organisé ses 1ères journées scientifiques sur le thème « Spécificité et richesse polyphénoliques de matières premières issues des pays du Sud : opportunités pour l’industrie des boissons fermentées ». Cette manifestation, inaugurée par M. Bernard Leduc, Directeur du Bureau Europe de l’Ouest et Maghreb de l’AUF, M. Bruno Delvaux, Doyen de la Faculté d’Ingénierie Biologique, Agronomique et Environnementale, et Mme Sonia Collin, Coordonnatrice du réseau GP3A, a réuni plus de 80 chercheurs et professionnels venant d’Afrique, d’Europe et des Amériques. Ce colloque faisait suite à 3 jours de Colloque international dans le domaine des polyphénols de la bière et du vin (XIII Chair J. De Clerck).
Ces journées scientifiques ont débuté par un vibrant hommage rendu au Pr Jean-Pierre Dufour, ancien directeur de l’Unité de Brasserie et des Industries Alimentaires de l’UCL.
Les exposés oraux et les communications par affiche, présentés durant ces deux jours (11 et 12 septembre 2008), ont permis d’aborder différentes facettes relatives à la structure, aux propriétés antioxydantes, organoleptiques et nutritionnelles des polyphénols. Les problèmes posés par l’évolution de ces composés au cours de processus d’élaboration de produits finis : brunissement, diminution de la filtrabilité et extraction en vue d’une utilisation agroalimentaire, pharmaceutique ou cosmétologique ont été largement abordés. La métabolisation et les effets sur la santé humaine ont également fait l’objet de deux exposés.
Les matrices alimentaires étudiées ont couvert un large domaine allant de produits de grande consommation, comme la banane, le cacao et ses dérivés, la pomme, le sorgho, la pomme de terre, les dattes ou les olives, à des produits plus confidentiels comme le safou, le camu-camu, les épices locales du Cameroun, l’hibiscus ou le nashua, ou encore les feuilles d’olivier.
Il est particulièrement satisfaisant de constater que les exposés relevaient de disciplines diverses allant du génie des procédés à la nutrition humaine, en passant par les techniques d’extraction, d’analyse chimique et de détermination des structures. C’est là un des objectifs du réseau.



