Clôture du Colloque International : Les religions afro-américaines et la mémoire de l’esclavage
Au Campus de l’Institut Aimé CÉSAIRE (Ifgcar), ce samedi 12 décembre 2009, les chercheurs venus d’Haïti, de la France, du Canada, de Cuba, des États-Unis, de l’Argentine, de la Suisse... ; les étudiants, les professionnels et simples curieux ont assisté et/ou participé à la clôture du Colloque international sur « Les religions afro-américaines et la mémoire de l’esclavage », organisé du 10 au 12 décembre par l’Université d’État d’Haïti (UEH) et le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS - Paris) avec la participation de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).
« L’apport des religions afro-américaines dans les arts, les soins , thérapeutiques et dans la constitution de lien social est indéniable, et depuis au moins une vingtaine d’années, elles fonctionnent plus librement sans encourir le risque de persécutions venant des pouvoirs publics. Cependant, elles semblent subir de nos jours une crise dont on prend peu à peu la mesure à travers les conversions massives aux nouveaux mouvements religieux dont notamment le pentecôtisme. »
C’est sous cette problématique que fut organisé le colloque international « Les religions afro-américaines et la mémoire de l’esclavage. »
Pendant deux journées consécutives, les intervenants ont décrypté, pesé et soupesé les croyances des afro-américains en prenant comme point de référence la religion Vodou.
Tour à tour, historien, philosophe, anthropologue, psychologue, économiste, sociologue, etc. se sont ralliés à la tribune pour partager leur réfléchir avec les étudiants, les professionnels et simples curieux venus assister à la manifestation.
Le directeur du Bureau Caraïbe (BC) et directeur de l’Institut Aimé Césaire, le professeur Kinvi Logossah n’a pas manqué de saisir l’occasion pour afficher ses talents d’universitaire chevronné. Il s’est d’abord illustré à travers son discours sur la place des religions dans la vie en communauté, justifiant l’importance scientifique et académique du présent colloque, ensuite à travers son intervention sous le thème « Les religions divergent-elles ? »
A la fin du Colloque, l’assistance n’a pas manqué de faire des propositions et des suggestions pratiques. Nous soulignons entre autres :
- L’appel à la création d’un musée des esclaves,
- Étudier en profondeur le rapport en le politique et le vodou,
- Étudier l’apport du vodou dans le développement / Vodou et liens sociaux,
- Étudier les causes du retard de développement des espaces de peuplement vodou,
- etc.
Présent à la cérémonie de clôture, le recteur de l’Université d’État d’Haiti (UEH), Jean-Vernet Henry, avec une oreille attentive aux différentes propositions, n’a pas manqué de rappeler le désir de son institution de se lancer dans la recherche. « L’UEH interpellera les différents chercheurs présents à ce colloque afin de tisser des liens à même de répondre aux propositions faites par le Colloque », a-t-il dit, en d’autres termes.
Pour savoir plus :
Le Colloque vu par la presse haïtienne :



