« Quelles conditions pour qu’une entreprise soit viable ? » Tel était le thème débattu lors du premier « Rendez-vous des entrepreneurs » de l’année 2010 qui s’est tenu au Campus numérique francophone (CNF) de Tsimbazaza au mois de janvier.
Des entrepreneurs de divers horizons ont partagé leurs témoignages pour aider ceux qui veulent se lancer dans les affaires ou ceux qui sont déjà entrepreneurs. Ils ont évoqué comme condition principale de viabilité un climat des affaires où les prévisions sont possibles. Par exemple, un taux d’inflation prévisible, un taux de change prévisible, des infrastructures disponibles ou opérationnels (ports, aéroports, routes…), etc. Il était aussi question, suite à une remarque de l’assistance, de l’étroitesse du marché malgache qui rend difficile la viabilité d’une entreprise. A la grande surprise de tous, Andry Razafindramamba, gérant d’une société d’export (TETRA FRUITS), a révélé que « dans le secteur de l’agriculture, à propos de certains produits la main d’œuvre malgache coûte cher par rapport aux coûts dans les autres pays producteurs ! Pour que l’entreprise soit viable, il faut alors attendre que le cours mondial de la denrée soit à un niveau assez élevé avant d’exporter. Donc prévoir un délai de stockage ». Plusieurs cas pratiques ont été également évoqués pour faire en sorte que l’entreprise soit viable. Andry Ravalomanda, directeur général d’une société de télécommunications (TELEMAD), a par exemple développé sa clientèle privée pour ne pas être dépendant des marchés publics.
Le prochain rendez-vous aura lieu le 11 février 2010 et le débat se fera autour d’une question que se posent beaucoup de jeunes en ce moment : « Est-il nécessaire d’étudier pour entreprendre ? »



