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Le Bureau Océan indien accueille depuis le 30 juillet 2008 deux nouveaux collaborateurs Diminuer la taille du texte Augmenter la taille du texte Envoyer à un ami Imprimer
3 août 2008

Le Bureau Océan indien est heureux de vous présenter deux nouveaux collaborateurs : M. Auguste Moussirou Mouyama, nouveau directeur régional et Mme Julie Peghini, directrice déléguée aux programmes qui vont se joindre à notre administratrice Mme Hiarimanana Rasoamanontany, pour former la nouvelle équipe dirigeante de l’AUF dans l’Océan indien.

Originaire du Gabon, M. Auguste Moussirrou Moyama est professeur titulaire d’Une Habilitation à Diriger des Recherches en science du langage à l’Université de Provence (Aix-Marseille 1, France) et professeur de sociolinguistique à l’Université Omar Bongo (Libreville, Gabon). Au terme des études primaires et secondaires dans les établissements catholiques de Mouila, sa ville natale au Gabon, Auguste Moussirou-Mouyama a obtenu son baccalauréat en 1977 et s’est inscrit à l’Université de Bordeaux III (France). Sa soif de connaissance l’a amené à entreprendre des études supérieures dans des domaines aussi variés que les lettres modernes, les sciences du langage et les sciences de l’information et de la communication.

Après avoir obtenu son doctorat de troisième cycle en linguistique, il a intégré l’Université Omar Bongo. Il a occupé successivement les postes de chef de section de français, chef du département des lettres et directeur des études avant d’être directeur général pendant 7 ans à l’Ecole Normale Supérieure de cette université. Il est d’ailleurs chercheur au sein du Laboratoire des sciences de l’homme et de la dynamique du langage (LASCIDYL) qu’il a dirigé, et qui est devenu l’Institut Africain des Langues et cultures de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de l’Université Omar Bongo.

Actif dans le monde associatif, Auguste Moussirou-Mouyama a été secrétaire général du premier bureau de l’Association Gabonaise des Enseignants de Français (AGEF), président de l’Union des Ecrivains Gabonais (UDEG), président du premier bureau de la section du Syndicat national des enseignants et chercheurs du supérieur (SNEC) à l’Université Omar Bongo, président du premier bureau de la Coalition Gabonaise pour la Diversité Culturelle. Il continue d’œuvrer, à travers diverses structures alternatives et solidaires, « le rassemblement de ce qui est épars et la promotion du collectif », pour reprendre ses propres termes.

Son engagement pour la défense et l’illustration de la Francophonie participe de cet idéal et peut se lire à travers sa contribution à la vie intellectuelle de son pays : le nouveau directeur du Bureau Océan Indien de l’Agence Universitaire de la Francophonie a fortement contribué à la mise en place des éditions du silence ( SARL dont il a été gérant jusqu’en 2007) et est auteur d’essais (dont un « France Afrique et parfait silence », Libreville, 1999, qui présente les « enjeux africains de la francophonie », sous-titre de l’ouvrage), de romans ( « Parole de vivant », l’Harmattan, 1992, « Ayingone. Elle pleurait une fille », à paraître en décembre 2008), de pièces de théâtre et de poésies.

Son rêve est de mourir avec un passeport « qui n’ait pour seule mention comme profession : poète ». Au dos de son roman « Parole de vivant », il se présente comme un « poète africain d’origine gabonaise »...Né à un 14 juillet : tout un symbole ! Mais, ajoute-t-il, « il y a exactement 50 ans d’écart avec ce que nous vivons aujourd’hui ! ».

Mme Julie Peghini est une jeune chercheuse, membre du CEMTI (Centre D’études sur les médias et les technologies et l’internationalisation) et du GDRI-CNRS International « Gouverner les villes d’Afrique : lois, institutions locales et identités urbaines de 1945 à nos jours » du CEAN/Science Po Bordeaux.

Bientôt Titulaire d’un Doctorat en Anthropologie ( EHESS) et en Sciences de l’Information et de la Communication (Université Paris VIII), elle a été en 2007-2008 ATER à l’université de Paris VIII. Elle a mené plusieurs expériences de coordination de projets internationaux aboutis dans le domaine de l’éducation et de la culture parmi lesquels l’Université ouverte des cinq continents à Tombouctou sur le thème « Diversité culturelle et professionnalisation", organisée par l’université Paris VIII et l’université de Bamako en partenariat avec l’AUF, ainsi que les événements organisés par l’université Paris VIII dans le cadre de la commémoration du centenaire de la naissance de L.S. Senghor.

Son choix d’intégrer l’équipe du Bureau Océan indien est d’abord commandé par son intérêt personnel pour cette région, et en particulier pour Madagascar, pays d’implantation du bureau régional. En effet, elle a déjà séjourné dans la Grande ïle, où elle a entrepris des recherches dans le cadre de ses Maîtrise et DEA en Lettres Modernes et Anthropologie, sur « L’invention/réinvention des hainteny par Jean Paulhan et leur réappropriation par l’élite lettrée merina" entre 1999 et 2001. Quant au thème de sa thèse de Doctorat, il porte sur « La question de l’altérité au miroir des politiques culturelles et du tourisme à l’île Maurice ».

Femme de culture et de contact, Mme Julie Peghini a également contribué à la réalisation de manifestations culturelles telles que « Requiem Noir, création chorale franco-sénégalaise » et le Festival International de Piano à Enghien-les-Bains. Un pré-projet de formation pour les artistes de l’Océan-Indien (Réunion, Maurice, Madagascar) avec le Centre dramatique de l’Océan Indien et le centre culturel français Charles Baudelaire figure également dans la liste de ses réalisations.

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