Lorsqu’il arrive à Montréal à la fin du mois d’août 2024, ce n’est pourtant pas l’université qui le marque d’abord. C’est la diversité de la ville. « J’ai découvert une ville où cohabitent des personnes venues des quatre coins du monde, des Africains, des Asiatiques, des Européens, quasiment tous les pays sont représentés ici. »
Quelques mois plus tard, un autre aspect de la vie québécoise se rappelle à lui : l’hiver. « En France, j’avais déjà vu un peu de neige, mais pas comme ici, où pendant des mois il y en a partout. », raconte-il en riant. Pour de nombreux étudiants internationaux, les défis ne s’arrêtent toutefois pas aux températures hivernales. Il faut aussi trouver ses repères, comprendre les démarches administratives, s’installer dans une nouvelle ville et poursuivre des études exigeantes. Dans ce contexte, l’accueil reçu dès son arrivée a joué un rôle important.
Son directeur de recherche, François Roch, a facilité grandement son intégration en le mettant rapidement en contact avec d’autres doctorants. Dans les premiers mois, les rencontres se multiplient. À l’université, lors de conférences, de colloques ou d’activités de réseautage, il échange avec des étudiants et des chercheurs venus d’horizons qu’il n’avait encore jamais côtoyés. Un réseau de connaissances déjà présent à Montréal facilite également son installation. Pour lui, être accompagné lorsqu’on arrive dans un nouveau pays représente un avantage considérable, car « cela permet de gagner du temps et d’éviter certaines erreurs. Les personnes qui sont déjà là partagent leur expérience, leurs conseils et parfois même leurs réseaux. Je ne pensais pas m’intégrer aussi rapidement. », confie-t-il.
Comme beaucoup d’autres étudiants venus de l’étranger, Hassane doit composer avec le coût du logement, de l’assurance et des dépenses courantes, tout en menant des recherches qui demandent temps et concentration.
L’exemption des droits de scolarité supplémentaires du gouvernement du Québec ainsi que le soutien financier supplémentaire de l’AUF lui permettent de poursuivre son parcours dans de meilleures conditions. « Cela m’a permis d’étudier plus sereinement et de me consacrer pleinement à la recherche. »