Dans un contexte de tensions croissantes autour de l’eau agricole, renforcées par le changement climatique, les modes de gouvernance de l’irrigation connaissent de profondes recompositions. Le projet InfCommunEau s’inscrit dans l’analyse des interactions entre pratiques communautaires ancestrales de gestion de l’eau et dispositifs institutionnels contemporains.
Porté par une coopération entre l’Université de Genève et l’Université Hassan II de Casablanca, ce projet de recherche interdisciplinaire se concentre sur la plaine du Haouz au Maroc, caractérisée par une cohabitation complexe entre systèmes publics, privés et collectifs d’irrigation. Il s’intéresse aux modalités concrètes d’articulation entre différentes échelles de gouvernance et aux formes d’adaptation qui émergent dans les interstices des dispositifs formels.
Mobilisant une enquête qualitative et pluridisciplinaire (entretiens, observations, immersions croisées), le projet associe chercheurs, usagers, institutions et acteurs culturels. Une attention particulière est portée aux usagers peu visibles de la gouvernance de l’eau, notamment les femmes et les jeunes. Enfin, le projet prévoit une valorisation scientifique, pédagogique et publique afin d’alimenter la recherche, l’action publique et le débat citoyen sur la gouvernance de l’eau.