Semaine mondiale de la Francophonie scientifique : une clôture entre sciences et politique

Partager

Le jeudi 15 octobre 2026, la clôture de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique (SMFS) a été rythmée par les restitutions des travaux et la prise de parole de deux ministres en charge de l’Éducation qui ont offert leur lecture de cet événement. La cérémonie a été conclue par le recteur de l’AUF avec le rappel des grands livrables de cette édition. Parmi eux, la Déclaration d’Agadir, qui fait le lien entre la diplomatie scientifique et l’enjeu de la paix.

Les quatre membres du bureau de l’AI-CLÉF ont entamé cette séquence de clôture en dressant le bilan du Congrès de la Jeunesse Estudiantine Francophone 2026, avant que la parole ne soit donnée à un étudiant ambassadeur de l’Université Mohammed V (Maroc), qui a donné sa vision de l’importance de ce Congrès, auquel il participait pour la première fois.
Les rapporteurs des six ateliers des Assises de la Francophonie scientifique ont ensuite présenté les recommandations opérationnelles issues des échanges et débats de chaque atelier, sous l’angle des six thèmes abordés lors des six tables rondes :

  • réseaux scientifiques,
  • société civile et engagement citoyen,
  • diplomatie des sciences de la santé,
  • découvrabilité des savoirs et IA,
  • pluralité linguistique et circulation des savoirs,
  • paix et développement durable.

La parole aux décideurs politiques

« Pour faire science en français, la recherche aussi remarquable soit-elle ne change le monde que si elle est entendue et mobilisée par celles et ceux qui décident.Une décision politique n’est solide que si elle s’appuie sur des savoirs rigoureux et partagés », a souligné Bénédicte Decaux, conseillère plaidoyer au sein du Cabinet du recteur de l’AUF, qui modérait une partie de la clôture, ouvrant ainsi une séquence de dialogue entre sciences et politique. Celle-ci a vu passer à la tribune deux décideurs politiques : Andela Jakšić-Stojanović, ministre de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et du Sport du Monténégro, et François Havyarimana, ministre de l’Éducation nationale et de la Recherche scientifique du Burundi.

François Havyarimana a profité de son intervention pour rappeler que la diplomatie scientifique est l’une des meilleures voies pour bâtir une culture de la paix auprès des jeunes : « la Francophonie scientifique est une voie permettant d’une part, la promotion de la science au service du développement de nos pays et d’autre part, de bâtir la paix dans le monde à travers une diplomatie scientifique. La paix ne se résume pas au silence des armes. Elle suppose le dialogue, la cohésion sociale, l’inclusion, la solidarité, la justice et la possibilité pour chaque citoyen de participer pleinement à la construction de son avenir. Enseignants, nous avons le devoir d’inculquer à nos jeunes une culture de la paix pour un monde meilleur. »

Des livrables pour prolonger cette dynamique

Comme l’a rappelé le recteur de l’AUF, Prof. Slim Khalbous, en conclusion de cette cérémonie, la 6e édition de la SMFS se prolonge par plusieurs productions :

  • la Déclaration d’Agadir, issue de la 6e Conférence ministérielle francophone, qui relie diplomatie scientifique et paix, en écho au thème du prochain Sommet de la Francophonie à Phnom Penh (Cambodge), du 14 au 16 novembre 2026 (à venir prochainement) ;
  • le Manifeste francophone pour la publication scientifique dans un espace multilingue, soutenu par l’Agence française de développement et adopté lors de l’Université d’été de la Francophonie, qui plaide pour la diversité des langues dans les sciences et pour la reconnaissance de la valeur de la publication en langue française ;
  • la première cartographie des industries culturelles et créatives francophones, couvrant 23 pays majoritairement africains ;
  • la restitution des ateliers des Assises de la Francophonie scientifique (à venir prochainement) ;
  • la cartographie de la francophonie sportive, issues du Congrès de la Jeunesse Estudiantine Francophone.

Cette 6e édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique était placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et co-organisée avec l’Université Ibn Zohr d’Agadir (Maroc).

François Havyarimana, ministre de l’Éducation nationale et de la recherche scientifique du Burundi

François Havyarimana, ministre de l’Éducation nationale et de la recherche scientifique du Burundi / copyright : Hollywood production

Cartographie
Nos services