« La science a besoin du multilinguisme », a déclaré le Recteur de l’AUF. (Photo : UBO)
Une université face aux transformations du monde
Face aux enjeux de l’intelligence artificielle, du changement climatique, des tensions géopolitiques et des inégalités, le Recteur a appelé l’université à ne pas limiter son rôle à l’adaptation des formations aux besoins du marché du travail.
Elle doit aussi apprendre « à questionner. À douter. À confronter les idées. À distinguer le vrai du faux. À distinguer le vrai du faux. À décortiquer la complexité. À comprendre ce qui nous rassemble et ce qui nous sépare. ». À l’heure de l’intelligence artificielle, il a rappelé que celle-ci « peut augmenter nos capacités, mais elle ne nous dispense pas de notre responsabilité ».
D’où sa définition de l’université du XXIe siècle comme « une université de la connaissance et une université de la conscience », préparant les étudiants à l’emploi mais aussi à la citoyenneté.
Renforcer les ponts entre l’Afrique et l’Amérique latine
Le Recteur de l’AUF a également appelé à développer davantage les relations entre l’Afrique et l’Amérique latine. « L’Afrique et l’Amérique latine ont beaucoup à se dire », a-t-il affirmé, citant la transition énergétique, le numérique, le changement climatique, la biodiversité, la souveraineté alimentaire, la lutte contre les inégalités, la jeunesse et plus globalement, la transformation des économies.
Il a notamment salué l’ouverture internationale de l’UBO et son engagement dans les coopérations scientifiques. « C’est une université qui transforme ces accords en rencontres, en projets, en recherches communes, en mobilités étudiantes, en nouvelles formations, en publications, en innovations et, surtout, en confiance », a-t-il souligné.
La diplomatie scientifique au cœur des nouvelles coopérations
Le Recteur a enfin insisté sur le rôle des universités dans les relations internationales et sur la nécessité de développer davantage la diplomatie scientifique. Celle-ci repose sur un dialogue entre la science, la décision publique et la société et permet aux universités d’apporter aux relations internationales « le temps long. La liberté intellectuelle. La capacité à travailler avec ceux qui ne partagent pas nécessairement nos intérêts immédiats. »
« Continuer à construire des ponts »
En conclusion, le Recteur a pris l’engagement de poursuivre son action en faveur de la science, de la liberté académique et de la coopération internationale :
« Continuer à défendre une université ouverte, internationale, plurielle et exigeante. Et surtout, de continuer à construire des ponts, notamment entre l’Afrique et l’Amérique latine, entre la Méditerranée et le Pacifique, entre le monde francophone et le monde hispanophone. »
Cette distinction vient ainsi saluer un engagement en faveur d’un enseignement supérieur ouvert sur le monde, fondé sur le dialogue, la diversité des savoirs et le développement de coopérations entre les sociétés.
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