Le Recteur de l’AUF reçoit le titre de Docteur Honoris Causa de l’UBO

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À l’occasion de son 36e anniversaire, l’Université Bernardo O’Higgins (UBO) a décerné au Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), Prof. Slim Khalbous, le titre de Docteur Honoris Causa.  

Cette distinction reconnaît les contributions exceptionnelles du Recteur de l’AUF dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur, de la coopération internationale, de la diplomatie scientifique et du dialogue entre les continents.

Elle souligne également une convergence de visions entre l’UBO et l’AUF : celle d’une université ouverte sur le monde et attentive à la circulation des savoirs, des personnes et des idées.

« Il existe aussi une géographie des idées »

Dans son discours, le Recteur de l’AUF s’est appuyé sur son propre parcours pour expliquer ce qui a façonné sa vision de l’université et de l’ouverture internationale. Sa trajectoire personnelle, marquée par plusieurs cultures et espaces d’appartenance, a profondément influencé sa manière de concevoir l’université.

Cette conception de l’ouverture se retrouve au cœur de son intervention. Pour le Recteur de l’AUF, l’université est avant tout un lieu de rencontre, d’apprentissage et de circulation des savoirs. Il a ainsi défendu une internationalisation de l’enseignement supérieur accessible au plus grand nombre : « L’internationalisation de l’enseignement supérieur ne doit pas être un privilège. Elle doit devenir davantage une dimension normale de l’expérience universitaire partout dans le monde. »

« La science a besoin du multilinguisme », a également déclaré le Recteur de l’AUF, alertant sur le risque d’un appauvrissement de la diversité des façons de penser et d’interpréter le monde. Les langues scientifiques portent chacune une histoire et une manière particulière d’interroger le réel. Pour lui, « le multilinguisme scientifique n’est pas un combat identitaire. C’est un combat pour la diversité de la connaissance. »

Cette conception rejoint la vision d’une Francophonie ouverte portée par l’AUF, qui privilégie le dialogue avec les autres espaces linguistiques et scientifiques, notamment avec le monde hispanophone.

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« La science a besoin du multilinguisme », a déclaré le Recteur de l’AUF. (Photo : UBO)

« Il existe aussi une géographie des idées »

Dans son discours, le Recteur de l’AUF s’est appuyé sur son propre parcours pour expliquer ce qui a façonné sa vision de l’université et de l’ouverture internationale. Sa trajectoire personnelle, marquée par plusieurs cultures et espaces d’appartenance, a profondément influencé sa manière de concevoir l’université.

Cette conception de l’ouverture se retrouve au cœur de son intervention. Pour le Recteur de l’AUF, l’université est avant tout un lieu de rencontre, d’apprentissage et de circulation des savoirs. Il a ainsi défendu une internationalisation de l’enseignement supérieur accessible au plus grand nombre : « L’internationalisation de l’enseignement supérieur ne doit pas être un privilège. Elle doit devenir davantage une dimension normale de l’expérience universitaire partout dans le monde. »

« La science a besoin du multilinguisme », a également déclaré le Recteur de l’AUF, alertant sur le risque d’un appauvrissement de la diversité des façons de penser et d’interpréter le monde. Les langues scientifiques portent chacune une histoire et une manière particulière d’interroger le réel. Pour lui, « le multilinguisme scientifique n’est pas un combat identitaire. C’est un combat pour la diversité de la connaissance. »

Cette conception rejoint la vision d’une Francophonie ouverte portée par l’AUF, qui privilégie le dialogue avec les autres espaces linguistiques et scientifiques, notamment avec le monde hispanophone.

Une université face aux transformations du monde

Face aux enjeux de l’intelligence artificielle, du changement climatique, des tensions géopolitiques et des inégalités, le Recteur a appelé l’université à ne pas limiter son rôle à l’adaptation des formations aux besoins du marché du travail.

Elle doit aussi apprendre « à questionner. À douter. À confronter les idées. À distinguer le vrai du faux. À distinguer le vrai du faux. À décortiquer la complexité. À comprendre ce qui nous rassemble et ce qui nous sépare. ». À l’heure de l’intelligence artificielle, il a rappelé que celle-ci « peut augmenter nos capacités, mais elle ne nous dispense pas de notre responsabilité ».

D’où sa définition de l’université du XXIe siècle comme « une université de la connaissance et une université de la conscience », préparant les étudiants à l’emploi mais aussi à la citoyenneté.

Renforcer les ponts entre l’Afrique et l’Amérique latine

Le Recteur de l’AUF a également appelé à développer davantage les relations entre l’Afrique et l’Amérique latine. « L’Afrique et l’Amérique latine ont beaucoup à se dire », a-t-il affirmé, citant la transition énergétique, le numérique, le changement climatique, la biodiversité, la souveraineté alimentaire, la lutte contre les inégalités, la jeunesse et plus globalement, la transformation des économies.

Il a notamment salué l’ouverture internationale de l’UBO et son engagement dans les coopérations scientifiques. « C’est une université qui transforme ces accords en rencontres, en projets, en recherches communes, en mobilités étudiantes, en nouvelles formations, en publications, en innovations et, surtout, en confiance », a-t-il souligné.

La diplomatie scientifique au cœur des nouvelles coopérations

Le Recteur a enfin insisté sur le rôle des universités dans les relations internationales et sur la nécessité de développer davantage la diplomatie scientifique. Celle-ci repose sur un dialogue entre la science, la décision publique et la société et permet aux universités d’apporter aux relations internationales « le temps long. La liberté intellectuelle. La capacité à travailler avec ceux qui ne partagent pas nécessairement nos intérêts immédiats. »

« Continuer à construire des ponts »

En conclusion, le Recteur a pris l’engagement de poursuivre son action en faveur de la science, de la liberté académique et de la coopération internationale :

« Continuer à défendre une université ouverte, internationale, plurielle et exigeante. Et surtout, de continuer à construire des ponts, notamment entre l’Afrique et l’Amérique latine, entre la Méditerranée et le Pacifique, entre le monde francophone et le monde hispanophone. »

Cette distinction vient ainsi saluer un engagement en faveur d’un enseignement supérieur ouvert sur le monde, fondé sur le dialogue, la diversité des savoirs et le développement de coopérations entre les sociétés.

Sur le même sujet : Le 36e anniversaire de l’UBO

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