Tenue à l’École Supérieure de Technologie de Salé, au Maroc, cette rencontre a réuni des représentants d’universités, d’établissements d’enseignement supérieur, d’entreprises, du ministère de l’Enseignement Supérieur et d’organisations partenaires autour d’un objectif commun : renforcer les liens entre la formation et le monde socio-économique afin de favoriser l’employabilité des étudiants.
Coorganisé par la CITEF en partenariat avec l’Assemblée des Directeurs d’IUT (ADIUT) et le réseau des EST marocaines, cet événement était centré autour de trois chantiers :
- identifier un socle de compétences prioritaires partagées,
- élaborer une feuille de route pour expérimenter l’alternance,
- définir une méthodologie commune pour la mise en place de doubles diplômes.
Échanges avec les partenaires socio-économiques
Une table ronde matinale a réuni des représentants du monde économique pour échanger sur l’évolution des métiers et les compétences techniques et les savoir-être recherchés. Les discussions ont aussi porté sur les freins au développement de l’alternance et les formes de contribution des entreprises : accueil d’alternants, co-construction pédagogique, participation aux jurys, interventions d’experts.
Alternance : une première expérimentation visée pour 2027-2028
L’après-midi a été consacré à un atelier sur la mise en œuvre concrète de l’alternance : cadre réglementaire, engagement des entreprises, organisation pédagogique, accompagnement des étudiants et des maîtres d’apprentissage. Les travaux ont abouti à une feuille de route en vue d’une première expérimentation dès l’année universitaire 2027-2028.
Réflexions sur les doubles diplômes IUT–EST
Un second atelier a porté sur la construction de doubles diplômes entre établissements français et marocains : comparaison des programmes, rapprochement des compétences visées, équivalences pédagogiques, parcours intégrant mobilité et alternance.
Plusieurs enjeux par les participants ont été identifiés : harmonisation des calendriers académiques, reconnaissance mutuelle des crédits, jurys conjoints, dispositifs de tutorat et indicateurs de qualité garantissant la pérennité du partenariat. L’ambition est de permettre aux futurs étudiants de bénéficier d’un parcours international cohérent, reconnu dans les deux pays et étroitement connecté aux besoins des entreprises.