Exposer son sujet de recherche en français de façon claire, concise et convaincante, en trois minutes (180 secondes), c’est le défi qu’ont relevé les 14 doctorants libanais ayant participé à l’édition 2026 du concours « Ma Thèse en 180 secondes » tenue le 1er octobre dans les locaux du Conseil National de la recherche scientifique (CNRS – Liban) à Beyrouth.
Au Liban, l’Agence Universitaire de la Francophonie et le CNRS – Liban, partenaires sur cette compétition depuis une dizaine d’années, permettent à travers ce concours de rendre les sciences accessibles et d’apprendre également aux doctorants à valoriser leurs travaux scientifiques en développant leurs compétences communicationnelles pour expliquer un sujet complexe le plus simplement possible.
14 doctorants francophones, 12 femmes et 2 hommes, provenant de différentes universités du Liban (Université Libanaise, Université Saint-Joseph de Beyrouth et Université Saint-Esprit de Kaslik) et relevant de disciplines scientifiques diversifiées (médecine, environnement, chimie, arts, éducation, psychologie, sociologie…), ont été sélectionnés pour participer à la finale.
Le jury était composé de Jean-Noël Baléo, directeur régional de l’AUF Moyen-Orient, Imane Abbas, directrice des programmes de bourses doctorales et de subventions de recherches au CNRS Liban, et Hiba el Hajj, enseignante-chercheure à l’Université Américaine de Beyrouth.
Délibération du jury.
Au terme de cette compétition farouchement disputée entre les candidats, c’est Ghina Hage Chehade, doctorante à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, qui a remporté la première place. Nathalie Tawil, doctorante à l’Université Saint-Esprit de Kaslik, s’est quant à elle hissée à la deuxième place. Enfin, Amine Fikani doctorant à l’USJ, s’est octroyé la troisième place.
Les 3 lauréats.
La lauréate, Ghina Hage Chehade, est doctorante en sciences pharmaceutiques et biologiques et sa thèse porte sur l’exploration de la capacité de microorganismes extrêmophiles de sites naturels libanais pour la production durable de plastiques biodégradables.
Elle aura l’opportunité de pouvoir être sélectionnée pour défendre les couleurs du Liban lors de la finale internationale prévue en fin d’année 2026, en ligne. Elle s’est également vu décerner par le CNRS-L un prix de 100 millions de livres libanaises.