Cinq représentants des Amériques dans les instances de l’AUF
Sur le plan institutionnel, François Gélineau, vice-recteur à l’Université Laval, représente les universités au Conseil d’administration de l’AUF et préside la Conférence régionale des recteurs (C2R) Amériques. Patrice Corriveau, vice-provost à l’international de l’Université d’Ottawa et président de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF), siège pour sa part au Conseil des réseaux.
La région compte également deux représentants des États et gouvernements, désignés par le Conseil permanent de la Francophonie. Il s’agit de Madame Anne-Marie Jean, déléguée aux Affaires francophones et multilatérales, et de Monsieur Pasquale Salvaggio, directeur de la Direction du Commonwealth et de la Francophonie à Affaires mondiales Canada.
Au Conseil économique et social, l’AUF-Amériques est représentée par Arnaud Dion, vice-président responsable des organisations internationales, de l’intelligence d’affaires et des communications à Montréal International. Son expertise en développement économique international et son expérience dans l’accompagnement d’organisations internationales à Montréal depuis 15 ans nourrissent les réflexions sur les relations entre les milieux universitaires, économiques et institutionnels.
Au Conseil scientifique, deux universitaires contribuent à porter les perspectives de la région. María del Carmen Rico Menge, de l’Université de la République, en Uruguay, est spécialiste des sciences de l’information et de la communication. Christian Bergeron, professeur adjoint à la Faculté d’éducation de l’Université d’Ottawa, au Canada, travaille notamment sur la sociologie de l’éducation, la sociolinguistique et les francophonies. Leurs expertises rejoignent directement les priorités de la Francophonie scientifique: transformation numérique, innovation pédagogique, diversité linguistique et valorisation de la recherche.
Les réseaux au cœur des Assises
La participation de la région s’est également inscrite dans les travaux des Assises de la Francophonie scientifique, organisées dans le cadre de la SMFS. Ces rencontres constituent un espace d’échange entre chercheurs, universitaires et acteurs de l’enseignement supérieur autour des enjeux qui traversent les sociétés et les systèmes de recherche.
Martin Maltais, président de l’Acfas, a notamment participé à l’ouverture de l’atelier consacré aux formations dans les industries culturelles et créatives (ICC) francophones. Organisée en partenariat avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, cette rencontre a présenté les résultats d’une cartographie des formations aux métiers des ICC dans 23 pays francophones.
Antoine Rauzy, directeur régional de l’AUF-Amériques et de l’AUF-Caraïbe, a introduit et conclu l’atelier « Les réseaux scientifiques comme leviers d’une diplomatie scientifique francophone durable ». Les échanges portaient sur la circulation des savoirs, les collaborations interuniversitaires et la réalisation de projets scientifiques communs.
Dans ce même atelier, Christophe Traisnel, président du Réseau international des chaires Senghor de la Francophonie (RICSF) et directeur de l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton, a présenté l’expérience du réseau et sa contribution à des projets scientifiques et pédagogiques entre universités. Mohamed Embarki, responsable de l’Observatoire de la langue française de l’OIF au Canada, est pour sa part intervenu sur le thème : « Illustration d’un cas concret de diffusion réticulaire de la recherche : le Rapport sur l’état du français dans le monde ».
La circulation des connaissances a aussi été abordée sous l’angle de la diversité linguistique. Patrice Corriveau a présenté l’écosystème canadien de la francophonie scientifique, notamment à travers l’Acfas et l’ACUFC, ainsi que le rôle de l’AISLF. Il a également participé à l’atelier « Pluralité linguistique et circulation des savoirs : leviers de diplomatie scientifique », consacré aux défis de diffusion des connaissances dans des contextes linguistiques et culturels diversifiés. L’atelier a également été animé par Lucie Dumais, doyenne de la Faculté des sciences humaines de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).
La question de la visibilité a pris une dimension numérique dans l’intervention de Christian Agbobli, vice-président du Fonds de recherche du Québec (FRQ). À l’atelier « Découvrabilité des savoirs francophones et IA : leviers de diplomatie scientifique », les échanges ont porté sur la présence des publications francophones dans les environnements numériques, notamment grâce à l’indexation et aux outils d’intelligence artificielle.
Le responsable de l’Observatoire de la langue française a également pris part à l’atelier « Société civile et engagement citoyen : leviers pour une Francophonie scientifique inclusive ». Les échanges ont notamment porté sur la place des organisations citoyennes dans la diplomatie scientifique, le rôle des réseaux professionnels dans la circulation des savoirs, la participation des jeunes et des acteurs territoriaux, ainsi que les partenariats à développer pour une Francophonie scientifique plus inclusive.
La participation de la région a également été marquée par la présence d’établissements universitaires d’Amérique latine, dont notamment de l’Université Veracruzana, représentée par Celia Cristina Contreras Asturias de la Direction des relations internationales.