Trois ateliers spéciaux pour ouvrir la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique

Partager

Les 12 et 13 octobre 2026, trois ateliers spéciaux, organisés dans le cadre du volet Coopération internationale, ont lancé la 6e Semaine mondiale de la Francophonie scientifique (SMFS) à Agadir (Maroc). Ils ont tour à tour permis d’explorer les formations aux métiers des industries culturelles et créatives, la place de la Francophonie au Maroc et la portée des conférences régionales des recteurs de l’AUF.

Atelier spécial : « Industries culturelles et créatives : quelles formations pour quels métiers ? »

Organisé en partenariat avec le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et l’Académie internationale de la Francophonie scientifique (AIFS), le premier atelier a donné lieu au dévoilement officiel du rapport final de l’étude commandée par le ministère sur les industries culturelles et créatives (ICC). Le Recteur de l’AUF, le Prof. Slim Khalbous, en a présenté les principaux enseignements, issus d’une cartographie des formations menant aux métiers des ICC, dans 23 pays francophones.

L’enquête quantitative a interrogé 47 universités, 16 institutions de formation indépendantes et 22 ministères, avant d’être complétée par deux enquêtes qualitatives, sous forme d’entretiens collectifs et individuels. Des licences en ICC existent dans tous les pays de l’espace d’enseignement francophone, mais les budgets varient fortement d’un pays à l’autre. Surtout, le constat est net : le potentiel de ces secteurs (qui recouvrent une diversité de domaines : musique, jeu vidéo, cinéma, publicité, architecture, mode, patrimoine et spectacle vivant), ne se traduit pas automatiquement en emplois stables, en particulier en Afrique.

La séance d’ouverture a réuni :

  • André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI et président du Conseil d’administration de l’AIFS ;
  • Prof. Slim Khalbous, recteur de l’AUF ;
  • Adel Jarboui, directeur général de l’AIFS ;
  • Martin Maltais, président de l’Association francophone pour le savoir (Acfas) ;
  • Souleymane Konaté, secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) ;
  • Ranya Salameh, doyenne du Collège doctoral de l’Université maronite du Saint-Esprit de Kaslik (Liban) ;
  • Philippe Maurel, du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français.

Une table ronde, modérée par Martina Schubert, directrice de l’Académie diplomatique de Vienne (Autriche), a ensuite rassemblé :

  • Hélène Guiol responsable du programme Education pour le bureau de l’Unesco Maghreb ;
  • Marwane Fachane, directeur général de la Fondation HIBA ;
  • Nabil Bouhajra, directeur de TV5MONDE Maghreb-Orient et de TiVi5MONDE ;
  • Chloé Goupille, conseillère de coopération et d’action culturelle à l’Ambassade de France au Maroc et directrice générale de l’Institut français du Maroc ;
  • Christian Agbobli, vice-président Recherche, Fonds de recherche du Québec.

L’enjeu : offrir des pistes de réflexion pour mieux adapter l’offre de formation aux besoins des métiers, des territoires et des politiques publiques.

Atelier spécial : « La Francophonie au Maroc », pluralité des regards

Comme à chaque édition, un atelier a été consacré au pays hôte, pour présenter, en coordination avec l’AUF, la place de la Francophonie éducative, universitaire et scientifique au Maroc et dans sa région. Modérée par Abdelouahed Mabrour, professeur émérite, la table ronde a croisé les regards de :

  • André Azoulay, conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et président de l’AIFS ;
  • Saaïd Amzazi, wali (préfet) de la région Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane ;
  • Noureddine El Haloui, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation ;
  • Nabil Hmina, président de l’Université Ibn Zohr d’Agadir ;
  • Driss Jaydane, écrivain, philosophe et essayiste ;
  • Rita El Khayat, psychiatre, anthropologue et écrivaine ;
  • Ouidad Tebbaa, directrice régionale de l’AUF – Afrique de l’Ouest, et Jean-Philippe Thouard, directeur régional par intérim de l’AUF – Afrique du Nord, sur la relation « exceptionnelle » entre l’AUF et le Maroc.

« Par son ancrage amazigh, arabe, francophone, l’espace marocain se situe à l’intersection de plusieurs espaces de coopération », a rappelé Abdelouahed Mabrour.

Les échanges ont rappelé l’accompagnement apporté depuis plusieurs décennies par l’AUF aux établissements marocains : projets spécifiques, Clubs Leaders Étudiants Francophones (CLÉF), actions en milieu universitaire, valorisation de la recherche…

La Francophonie doit être conçue comme un espace pluriel, fondé sur le dialogue entre les langues, les savoirs et les cultures, où universités, réseaux scientifiques et organismes publics doivent apporter des réponses communes aux défis contemporains.

Atelier spécial : « 1000 universités membres, 10 conférences régionales : quelle dynamique ? »

Le troisième atelier spécial a donné la parole aux 10 nouveaux présidents des conférences régionales des recteurs (C2R), récemment élus par leurs pairs. Ces instances d’échanges et de concertations rassemblent les premiers responsables des établissements membres de l’AUF et portent des propositions pour la Francophonie scientifique et la coopération interuniversitaire.

L’atelier a permis de mettre en regard les ambitions, les caractéristiques de chaque région, et d’engager une réflexion sur des actions conjointes.

Groupe des Recteurs élus des Conférences régionales des recteurs de l'AUF

Panelistes de l’atelier spécial 1000 universités membres / AUF – Hollywood production

Cartographie
Nos services