Vers une dynamique collective au service de l’enseignement supérieur
Le 28 et 29 Mai 2026, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a accueilli dans ses locaux à Antananarivo, un atelier aussi attendu que stratégique : l’Atelier de rencontre des acteurs de l’orientation et de l’insertion professionnelle (2e Vague – dédié à l’enseignement supérieur). Pendant deux jours, une vingtaine de Conseillers d’Orientation Professionnelle (COP) et d’acteurs de l’accompagnement issus des universités publiques d’Antananarivo, de Fianarantsoa et de Toamasina ont travaillé côte à côte avec des responsables pédagogiques de l’IST Antananarivo, de l’INSCAE, de l’ISCAM ou encore de l’Université Catholique de Madagascar. Co-organisée dans le cadre du projet TAFA (porté par l’Ambassade de France, Humanité & Inclusion et l’AUF), cette session fait suite à une première édition réussie qui s’était concentrée sur l’enseignement secondaire. Leur mission commune : croiser leurs expériences de terrain pour rompre la fragmentation des interventions et harmoniser les pratiques.
Sortir de la fragmentation : l’urgence de mutualiser
L’accompagnement à l’employabilité ne peut plus se faire en ordre dispersé. À Madagascar, de nombreuses entités publiques, associations et structures universitaires œuvrent quotidiennement dans ce domaine. Cependant, la diversité des outils et des approches limite souvent l’impact global de leurs actions auprès des étudiants. Pour les participants, cet atelier a offert une opportunité rare de réflexion collective. En prenant comme point d’ancrage le vécu et les réalités du terrain, les sessions interactives ont permis d’aligner les rôles et les postures des conseillers face aux évolutions rapides du marché du travail et des attentes des entreprises.
L’approche inclusive : un impératif au cœur du parcours
Le travail accompli durant ces deux jours dépasse largement le cadre de l’échange classique. Il a permis d’intégrer une dimension incontournable : l’approche inclusive. À travers une formation dédiée aux fondamentaux du handicap et de la vulnérabilité, les acteurs de l’enseignement supérieur ont partagé des principes communs pour adapter leurs méthodes d’accompagnement. L’enjeu est crucial : s’assurer que l’orientation devienne un véritable levier d’autonomisation pour tous les profils d’étudiants, en tenant compte de la diversité de leurs parcours, de leurs aspirations et de leurs freins.
La force de la communauté : des outils concrets pour l’après-atelier
La particularité de cette initiative réside dans la volonté de bâtir des synergies durables. L’atelier a débouché sur des résultats opérationnels immédiats : la définition collective de pistes concrètes de mutualisation des méthodes et, surtout, la création d’une communauté de pratiques. Pour garantir l’animation et le suivi post-atelier, une note de cadrage dédiée a été adoptée par l’ensemble des participants.
Et maintenant ? Les outils vont circuler, les méthodes s’harmoniser et le réseau va œuvrer. Cette initiative ne se contente pas de réunir des professionnels — elle structure une réponse cohérente et coordonnée face au défi de l’emploi. Preuve que l’accompagnement bien pensé et partagé permet enfin aux jeunes malgaches de reprendre confiance en leurs capacités, de faire des choix éclairés et de devenir pleinement acteurs de leur propre avenir.