Ce rapport, publié en mai 2026, conclut que le français est fragilisé dans la recherche scientifique canadienne par des biais favorisant l’anglais, une concentration des fonds dans les universités anglophones et un manque de soutien aux publications et infrastructures francophones. Il souligne que cette situation menace l’innovation, la relève scientifique et le rayonnement international du Canada.
Les recommandations phares incluent la création d’un secrétariat de coordination de la recherche en français et un fonds dédié de 40 M$ par an, soit environ 1 % du financement fédéral en recherche. Le rapport insiste aussi sur la nécessité d’intégrer une « lentille francophone », c’est-à-dire une analyse sous l’angle spécifique de la francophonie, dans les politiques fédérales afin d’assurer une égalité réelle entre les langues officielles en recherche.
Les membres du groupe consultatif sont :
- Linda Cardinal, co-présidente, Université d’Ottawa
- Danielle de Moissac, Université de Saint-Boniface
- Mamadou Fall, Université d’Ottawa
- Michelle Landry, Université de Moncton
- Valérie Lapointe-Gagnon, Faculté St.-Jean, Université de l’Alberta
- Vincent Larivière, co-président, Université de Montréal
- Anne Leis, Université de la Saskatchewan
- Rémi Léger, Université Simon Fraser
- Patrick Poirier, Presses de l’Université de Montréal
- Gary Slater, Université d’Ottawa
L’AUF souligne l’importance des travaux réalisés par ce groupe consultatif pour la reconnaissance de la recherche en français.
Pour consulter le rapport : Recherche en français et égalité réelle: Une occasion à saisir – Canada.ca