Lauréate égyptienne du concours du Mot d’Or de la Francophonie, Gilana Abdelmoneim, étudiante à l’Université d’Alexandrie, a remporté un séjour en France aux Journées du français des affaires et des Mots d’Or à Paris en mars 2026, lors de la Semaine de la langue française et de la Francophonie. Elle revient sur une expérience marquante faite d’échanges interculturels et de passion pour le français.
- Quel est votre rapport à la langue française et qu’est-ce qui vous a donné envie de l’étudier à l’université ?
Mon rapport à la langue française est avant tout un rapport de passion. J’ai commencé à apprendre le français dès mon parcours scolaire à l’école Saint-Vincent Miami, et au fil des années, cette langue a occupé une place de plus en plus importante dans ma vie.
Ce qui m’a attirée vers le français, c’est sa richesse culturelle, son histoire et son ouverture sur le monde. J’ai toujours été fascinée par la littérature et la civilisation françaises, et j’avais envie de découvrir ces aspects de manière plus approfondie. Pour moi, apprendre une langue ne consiste pas seulement à maîtriser sa grammaire ou son vocabulaire, mais aussi à comprendre la culture et les valeurs qu’elle véhicule.
C’est pour cette raison que j’ai choisi d’intégrer le département de français à l’université, afin de perfectionner mes compétences linguistiques et d’approfondir mes connaissances en littérature, histoire et culture francophones.
Aujourd’hui, le français représente pour moi bien plus qu’un domaine d’études : c’est une langue qui m’a permis d’évoluer, de rencontrer de nouvelles perspectives et de développer ma curiosité intellectuelle.
- Qu’est-ce qui vous a motivée à participer au Concours Mot d’Or de la Francophonie 2025 ?
J’ai souhaité participer au Concours Mot d’Or de la Francophonie 2025 pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cette compétition est connue au sein de notre département depuis plusieurs années, ce qui a suscité mon intérêt.
Ce qui m’a particulièrement motivée, c’est le lien entre la langue française et le monde de l’entreprise. Je m’intéresse depuis longtemps à l’entrepreneuriat, au marketing et à la gestion de projets, et j’ai trouvé très enrichissant de découvrir une initiative qui valorise l’utilisation de la langue française dans ces secteurs. Le concours montre qu’il est possible d’employer le français dans la communication économique et professionnelle tout en valorisant sa richesse.
Par ailleurs, mon ambition est de créer mon propre projet à l’avenir. Ce concours m’a permis de réfléchir à une idée entrepreneuriale, de la structurer et de la présenter devant un jury, en mobilisant à la fois mes compétences linguistiques et ma créativité.
Cette expérience a été très motivante, car elle réunit deux domaines qui me passionnent profondément : la langue française et l’entrepreneuriat.
- Vous avez participé aux Journées du français des affaires et des Mots d’Or de la Francophonie organisées à l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie en mars 2026 à Paris. Quels ont été les moments les plus marquants de ce séjour ?
L’un des moments les plus marquants a été la rencontre avec des étudiants venus de différents pays, notamment de Thaïlande et d’Ukraine. Malgré la diversité de nos cultures, nous partagions tous un même intérêt pour la langue française, ce qui a rendu les échanges très enrichissants.
J’ai également découvert plusieurs lieux emblématiques de Paris, tels que la Tour Eiffel, le Louvre et l’Arc de Triomphe, ce qui a été une expérience très émouvante.
J’ai aussi beaucoup apprécié la visite de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts. J’ai été impressionnée par la manière interactive et moderne dont l’histoire de la langue française y est présentée, à travers des dispositifs immersifs et des supports numériques qui rendent l’expérience à la fois pédagogique et vivante.
- Comment percevez-vous la place de la langue française en Égypte aujourd’hui, notamment parmi les étudiants et les jeunes ?
Je pense que la langue française occupe encore aujourd’hui une place importante en Égypte, notamment auprès des étudiants et des jeunes qui souhaitent élargir leurs horizons académiques et professionnels.
De nombreux jeunes choisissent d’apprendre le français non seulement par intérêt culturel, mais aussi parce qu’il constitue un véritable atout dans leur parcours. La maîtrise de plusieurs langues est devenue un avantage considérable dans un monde de plus en plus ouvert, et le français continue d’offrir des opportunités dans différents secteurs tels que l’enseignement, la traduction, la communication, le tourisme et les organisations internationales.
Par ailleurs, le français permet d’accéder à une culture riche et à un patrimoine intellectuel important, tout en favorisant les échanges avec les pays francophones.
À mon avis, l’intérêt des jeunes Égyptiens pour le français reste bien présent. Beaucoup souhaitent apprendre une troisième langue afin de renforcer leur profil et de se démarquer sur le marché du travail. Le français demeure ainsi une langue d’ouverture, de culture et d’opportunités.