L’événement était animé par Sami Mabrak (Ecole normale supérieure de Sétif, Algérie) et organisé par Christine Michaux (atelier du Centre de recherche TELL, Université de Mons, Belgique), avec le soutien de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère français de la Culture).
Nouvelles approches et perspectives en lexicologie
Cette quatrième édition a été marquée par la richesse et la diversité des communications et des échanges, ainsi que par l’émergence de nouvelles approches et perspectives en recherche lexicologique et lexicographique, ouvrant des pistes prometteuses pour de futurs travaux dans le domaine.
Ces Doctoriales LTT ont rassemblé trois doctorantes qui entreprennent leur recherche dans le cadre des laboratoires membres effectifs du réseau LTT.
Maria Grazia Massimo (doctorante au Département des études littéraires, linguistiques et comparées de l’Université de Naples L’Orientale, Italie)
Sujet de thèse : La terminologie des bijoux féminins dans la presse professionnelle française et italienne (1990-2023) : une approche comparable et historico-culturelle
Ce projet de thèse, qui s’inscrit dans le cadre d’un projet d’intérêt national (PNRR), vise à analyser la terminologie de la bijouterie-joaillerie liée à l’univers féminin. Partant du constat que l’orfèvrerie n’est pas considérée comme un domaine spécialisé à part entière, il a pour problématique centrale l’analyse de la cohabitation entre la langue générale (LG) et la langue de spécialité (LSP) dans la terminologie des bijoux, notamment au sein des compositions syntagmatiques des dénominations.
La communication a porté sur l’analyse qualitative des données afin d’observer l’identification de marqueurs sémantiques et lexicaux, tels que la métaphore descriptive à fonction dénominative (bague trèfle, bracciale serpente, collier escargot) ou encore la polysémie (corps) dans l’analyse morphosémantique des occurrences. Ces phénomènes mettent en lumière la manière dont la langue générale constitue un élément central de la terminologie des bijoux de l’univers féminin, en cohabitation avec la langue de spécialité, dont la spécialisation se manifeste à travers des matrices syntaxiques (N + Prép + N ; orecchini a monachella) ainsi qu’au sein d’un contexte spécifique, où certains termes deviennent partie intégrante du lexique du domaine considéré (tennis, gourmette).
La doctorante Maria Grazia Massimo
Azadeh Pirooz (doctorante au Laboratoire de recherche en Linguistique et Didactique des Langues Étrangères et Maternelles de l’Université Grenoble Alpes, France)
Sujet de thèse : Le verbe au cœur des erreurs collocationnelles
Cette présentation s’intéresse au rôle du noyau verbal dans les collocations (V+N), telles que tirer une conclusion, chez des étudiants non natifs de niveau C1. Elle s’inscrit dans le cadre d’une étude qui s’appuie sur un corpus de 30 productions universitaires et qui adopte une analyse qualitative visant à identifier les erreurs grammaticales, lexicales et contextuelles dans les productions écrites.