Cette année encore, cette rencontre internationale qui s’est déroulée quatre jours durant, du 12 au 15 octobre, a rassemblé près de 340 participants de plus de 60 nationalités et 550 personnes en ligne.
Figuraient parmi les personnalités présentes lors de la cérémonie d’ouverture :
- André Azoulay, Conseiller de Sa Majesté le Roi et Président de l’Académie Internationale de la Francophonie Scientifique (AIFS) ;
- Saïd Amzazi, wali (préfet) de la région de Souss-Massa et gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane (Maroc) ;
- Karim Achengli, président du Conseil régional de Souss-Massa ;
- Noureddine El Haloui, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation ;
- Nabil Hmina, président de l’Université Ibnou Zohr, Agadir (Maroc) ;
- Diaka Sidibé, conseillère à la Présidence de la République et ministre chargée de la réforme de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique de la Guinée ;
- Ahmed Nabil, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de Djibouti ;
- Prof. Slim Khalbous, recteur de l’AUF ;
- Prof. Alioune Badara Kandji, président de l’AUF.
A la tribune, sept personnalités ont partagé leur point de vue sur « le rôle de la diplomatie scientifique face aux enjeux géopolitiques mondiaux », thématique centrale de cette 6e édition de la SMFS. Nabil Hmina, Noureddine El Haloui, Saïd Amzazi et André Azoulay se sont succédés. Ils ont été rejoints par deux représentants de pays membres : Diaka Sidibé et Ahmed Nabil.
« La science est le moteur vital de toutes les modernités. Elle doit se mobiliser une nouvelle fois pour nous aider à maîtriser ce monde nouveau. Un temps où tous les archaïsmes refont surface. Face à cela, la science ne peut être silencieuse ! Elle a son mot à dire pour protéger ce qui fait nos humanités », a exhorté André Azoulay, tandis que Diaka Sidibé rappelait notamment que « La science est devenue un enjeu de souveraineté, de compétitivité et de paix. Nous devons former des femmes et des hommes capables de maîtriser les technologies émergentes. »
La séquence a été clôturée par Prof. Slim Khalbous.
Conférence inaugurale : explorer un enjeu central, le financement de la francophonie
La conférence inaugurale a prolongé la réflexion en interrogeant les modèles économiques des organisations francophones.
Dans un environnement international bouleversé par une succession de crises géopolitiques, économiques et budgétaires, la capacité des organisations francophones à mener leurs actions, à en garantir l’impact et à assurer leur pérennité dépend de plus en plus de leur aptitude à repenser ces modèles. Elles doivent arbitrer presque quotidiennement entre financements publics et privés, fonds forfaitaires et fonds fléchés, conventions pluriannuelles et financements ponctuels. Elles doivent aussi concilier hausse des sollicitations et raréfaction des ressources, baisse des subventions et demande croissante d’impact.
Dans le cadre de la 6e édition de la SMFS, l’AUF a souhaité ouvrir un espace de réflexion collective sur ces questions. L’objectif était de créer les conditions d’une prise de conscience et d’explorer ensemble les réponses que les organisations de la Francophonie peuvent apporter à ces transformations.
Pour en parler, six intervenants dont des acteurs du financement
Pour ancrer cette réflexion dans la réalité économique, la conférence a réuni des représentants du monde bancaire et du financement du développement.
- Guy-Martial Awona, directeur d’Orabank Togo et président de la Fédération des Associations Professionnelles des Banques et Établissements Financiers de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (FAPBEF-UEMOA) ;
- Khalid Ghozlani, administrateur principal de programmes au Centre de recherches pour le développement international (CRDI) du Canada ;
- Aziz Bouslikhane, Conseiller parlementaire représentant la CGEM et Président-Directeur général de l’Université internationale d’Agadir (Universiapolis) ;
- Hadjer Remili, directrice de la Francophonie multilatérale à TV5 MONDE ;
- Jean Paterne Megne Ekoga, vice-président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) ;
- Michel Champredon, représentant de la Conférence des Organisations internationales non gouvernementales (OING) de la Francophonie.
« Notre responsabilité est de créer les conditions pour permettre à des financements innovants de se développer tout en préservant les valeurs de solidarité, d’équité et de transparence qui fondent la francophonie. Dans quelques semaines les chefs d’État se retrouvent au Sommet de la Francophonie à Phom Penh (Cambodge), il faut leur porter une demande précise : des engagements de financement pluriannuel, un calendrier et un suivi public », Aziz Bouslikhane.
« Dans les pays anglophones, la plupart des prestations intellectuelles dans le cadre de projets en Ouganda, au Kenya, etc., sont réalisées par des universitaires. Ce que nous ne rencontrons pas dans les pays francophones. Il faut un changement de paradigme ! » Jean-Paterne Megne Ekoga
« A TV5MONDE, nous faisons voir la Francophonie comme un secteur attractif pour les investisseurs. On compte sur vous chers parlementaires pour mettre en place des cadres pour mieux réguler les géants du web et soutenir les petits acteurs du numérique face à ces Goliaths », Hadjer Remili.
Les échanges ont été modérés par Prof. Slim Khalbous, Recteur de l’AUF.
Revoir ces deux temps forts
Le replay de la cérémonie d’ouverture et de la conférence inaugurale est disponible sur la chaîne YouTube de l’AUF.