L’espace francophone : un atout, une respiration
Pour Milcah Chokah, la francophonie n’est pas un concept lointain. « Pour nous qui ne vivons que pour et par le français, cet espace est très important. » Travailler avec le français au Kenya, dit-elle, « représente un atout important ». Un atout qu’elle mesure d’autant plus qu’elle a été, à ses débuts, l’une des rares à pouvoir l’enseigner.
Une carrière sans obstacle, une chance assumée
Interrogée sur les résistances ou le fameux « plafond de verre », Milcah Chokah répond avec une franchise désarmante : « J’ai eu de la chance ! » En licence, elle était la seule étudiante de français à l’Université de Nairobi. À sa première affectation, l’école l’attendait depuis des mois. « En 1978, il n’y avait pas beaucoup de Kenyans formés pour enseigner le français. Je n’ai donc pas eu d’obstacles à surmonter. » Une chance qu’elle assume, sans prétention, mais avec une conscience claire : sa présence même, à cette époque, en faisait une sorte de pionnière.
De quoi être fière
Aujourd’hui, ce qui remplit Milcah Chokah de fierté, c’est le rôle qu’elle a joué « dans la formation des enseignants de français au Kenya et dans la promotion de la langue française ». Une mission de fond, durable, qui dépasse sa seule personne. À une jeune étudiante qui rêverait de suivre le même chemin, elle adresse un message court, mais dense : « Avoir du courage, rester motivée et ne pas lâcher face aux défis ! »